Mieux assumer les paradoxes d’une formation professionnelle et universitaire des enseignants d’éducation musicale : analyse de quelques « notions fondamentales » au regard des idéologies de la nature-source

Résumé : L’éducation musicale souffre d’une difficulté didactique courante mais possiblement aggravée par son statut d’art d’agrément : le manque d’accord entre une pratique de terrain que peut légitimement gouverner un critère d’efficacité relativement autonome (les élèves font ou entendent de la musique et en éprouveraient « simplement du plaisir »), et des outils théoriques épars qui permettraient de comprendre ou d’éclairer cette pratique à partir d’une position d’autorité scientifique reconnue qui ne réduirait pas la complexité de son objet d’étude. En temps de récession, il appert que l’écart se creuse entre des pratiques de terrain dont les moyens s’étiolent jusqu’à devoir se résoudre au simulacre et des pratiques de recherche où les crispations disciplinaires sont peu propices à une approche compréhensive de leurs paradoxes. La construction d’une formation professionnelle universitaire des enseignants d’éducation musicale (tous ministères confondus) nous oblige pourtant aujourd’hui à améliorer les liens théories/pratiques en dépit du fait que la didactique de la musique n’ait pas atteint une masse critique lui assurant sa lisibilité institutionnelle, et qu’il n’y a donc pas de structure susceptible d’intégrer les champs de recherches parfois antagonistes qui semble les plus aptes à éclairer au niveau théorique les obstacles didactiques concrets des enseignants.Va-t-on dès lors se contenter d’une surenchère institutionnelle d’aspirations idéalisées, de justifications plus ou moins pertinentes du travail de ses acteurs ou de stratégies de communications peu représentatives des pratiques réelles ? Nous interrogerons ici série de pistes interdisciplinaires, une trame d’outils théoriques hétérogènes qui nous semble nécessaire pour penser les formules sibyllines les plus couramment utilisées sur le terrain : « développer la créativité» ou «l'expression de soi» ou «de ses émotions» (de préférence de manière "autonome" et "authentique"), les « fondements naturels» et le "développement de l'oreille", etc. Se pose ensuite la question de la viabilité méthodologique et de la pérennité institutionnelle d’un système de formation dont les référents disciplinaires seraient aussi disparates.
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Chapitre d'ouvrage
Leroy, J .-L. et Terrien, P. Perspectives actuelles de la recherche en éducation musicale, l'Harmattan, pp.67-86, 2011, 978-2-296-44210-5. 〈http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33397〉
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Contributeur : Laurent Guirard <>
Soumis le : lundi 8 février 2016 - 18:34:49
Dernière modification le : mercredi 17 février 2016 - 17:39:18
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Laurent Guirard. Mieux assumer les paradoxes d’une formation professionnelle et universitaire des enseignants d’éducation musicale : analyse de quelques « notions fondamentales » au regard des idéologies de la nature-source. Leroy, J .-L. et Terrien, P. Perspectives actuelles de la recherche en éducation musicale, l'Harmattan, pp.67-86, 2011, 978-2-296-44210-5. 〈http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33397〉. 〈hal-01271157〉

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